pexels-photo-15195276

Dysgraphie et TDAH : quand les deux troubles se cumulent

Dysgraphie et TDAH : quand les deux troubles se cumulent

Dysgraphie et TDAH coexistent frequemment. L’impulsivite et les difficultes attentionnelles du TDAH s’ajoutent aux difficultes gestuelles de la dysgraphie pour creer des productions ecrites doublement penalisees. Voici comment comprendre et accompagner cette double problematique.

Comment les deux troubles interagissent

En situation d’ecriture le TDAH et la dysgraphie s’alimentent mutuellement. Les difficultes attentionnelles du TDAH aggravent les difficultes graphiques : un enfant qui ne maintient pas son attention ne peut pas surveiller correctement son geste d’ecriture. Et la dysgraphie, en mobilisant une quantite excessive de ressources cognitives pour le geste, laisse peu de ressources disponibles pour le contenu. Les productions ecrites sont doublement appauvries : par la forme du geste et par le fond desorganise.

Les manifestations specifiques

L’ecriture est a la fois lente et brouillon du fait de la dysgraphie, et desorganisee et incomplete du fait du TDAH. Les consignes ne sont pas toutes suivies car l’enfant a perdu le fil. Et la qualite de l’ecriture se degrade rapidement car la concentration s’epuise sous le double poids des deux troubles.

L’ordinateur : la compensation qui beneficie aux deux

L’ordinateur contourne les difficultes gestuelles de la dysgraphie et reduit la charge cognitive de l’ecriture, liberant des ressources attentionnelles pour le contenu et l’organisation. C’est la solution compensatoire qui beneficie simultanement aux deux troubles.

Une prise en charge coordonnee

L’ergotherapeute prend en charge la dysgraphie. Le medecin ou pedo-psychiatre prend en charge le TDAH. Les deux professionnels doivent coordonner leurs interventions. Pour des informations sur le TDAH, letdah.fr propose des ressources completes.

Partagez l'article